L’usine de transformation de tomates à Bobo-Dioulasso représente un projet phare pour la région et le Burkina Faso en général, dans le cadre de l’initiative de l’entrepreneuriat communautaire par actionnariat populaire, portée par l’Agence pour la Promotion de l’Entrepreneuriat Communautaire (APEC). Le projet vise à renforcer l’autosuffisance économique et à encourager la transformation locale des produits agricoles afin de maximiser la valeur ajoutée dans le pays.
Ce vendredi, une visite officielle du chantier de l’usine a été effectuée par le Directeur de cabinet du Président de la Transition, le Capitaine Martha Céleste Anderson Médah, en compagnie du Directeur général de l’APEC, Karim Traoré, ainsi que des représentants des entreprises chargées de la réalisation des travaux. Cette visite avait pour objectif de constater les avancées réalisées depuis le lancement du projet, d’identifier d’éventuels obstacles et de discuter des moyens de les surmonter, tout en encourageant les acteurs impliqués à respecter les délais de livraison de l’infrastructure.
Plus de projetsL’importance de la transformation locale pour l’économie
L’usine de transformation de tomates de Bobo-Dioulasso, en cours de construction, est conçue pour répondre aux besoins locaux en termes de production et de transformation de produits agricoles. La transformation des tomates produites localement est un enjeu crucial, car elle permet de limiter les pertes post-récoltes, d’augmenter la durée de conservation des produits et de réduire la dépendance aux importations. L’usine permettra également de répondre à la demande croissante de produits transformés sur les marchés nationaux et régionaux.
Depuis la pose de la première pierre en septembre 2023, les travaux avancent à un rythme soutenu. Les entreprises en charge de la construction de l’infrastructure ont bénéficié d’un délai de 7 mois pour achever l’ensemble des travaux. À moins de la moitié de ce temps, elles affichent un taux d’exécution global de 46%, un chiffre prometteur qui témoigne de l’engagement des parties prenantes.
Une équipe motivée pour une réalisation dans les délais
Le Capitaine Martha Céleste Anderson Médah a exprimé sa satisfaction quant aux progrès réalisés sur le chantier. “Nous avons constaté des bâtiments en construction avec beaucoup de technicité et d’efficacité. L’avancement des travaux est très satisfaisant même si nous ne sommes pas encore arrivés à la phase finale. Mais ce que nous avons vu nous rend très optimistes pour la suite”, a-t-il déclaré.
Le Directeur de cabinet a également souligné l’importance de la rapidité d’exécution, tout en rappelant que l’objectif principal reste de livrer une usine pleinement fonctionnelle qui répondra aux attentes des producteurs locaux et des consommateurs. Médah a exprimé son souhait que l’usine soit mise en service avant même les délais contractuels impartis, tout en assurant la qualité de la réalisation.
Un projet aux multiples retombées économiques
De son côté, Karim Traoré, Directeur général de l’APEC, a partagé des informations sur les perspectives économiques du projet. Il a affirmé que l’usine serait opérationnelle au plus tard à la fin du mois de juin 2024, avec la production de la première boîte de tomates “made in Bobo-Dioulasso” dès début juillet. Ce projet devrait non seulement dynamiser l’économie locale, mais aussi encourager davantage de Burkinabè à souscrire au modèle d’entrepreneuriat communautaire par actionnariat populaire.
L’usine de transformation de tomates de Bobo-Dioulasso est construite sur un vaste terrain de 3 hectares, et une fois pleinement opérationnelle, elle devrait créer 150 emplois directs et plus de 10 000 emplois indirects. Ces emplois incluront non seulement du personnel de production, mais aussi des travailleurs dans les secteurs liés à la logistique, au transport, à la distribution, et à la fourniture de matières premières.
Encourager l’investissement communautaire
Le modèle de financement de ce projet repose sur le principe de l’actionnariat populaire, où les populations locales investissent directement dans les projets économiques de leur région. Ce modèle innovant vise à renforcer l’entrepreneuriat communautaire en permettant aux Burkinabè de devenir des acteurs majeurs du développement économique local. Karim Traoré a insisté sur le fait que ce modèle permet non seulement de mobiliser des fonds importants, mais également d’assurer un partage équitable des bénéfices issus de la production locale.
La visite du chantier par des membres du gouvernement et de l’APEC avait également pour but de convaincre les sceptiques de l’importance de souscrire à ce modèle. Les autorités ont réaffirmé leur engagement à soutenir tous les projets communautaires qui contribuent à l’essor de l’économie nationale.
Des projets complémentaires à venir
Outre l’usine de transformation de tomates, l’APEC a lancé plusieurs autres projets dans diverses régions du Burkina Faso, avec des secteurs d’intervention variés tels que l’agriculture, l’énergie et l’industrie. À travers ces initiatives, l’APEC entend transformer le paysage économique du pays en créant des pôles d’excellence régionaux capables de générer des emplois et de renforcer la compétitivité du Burkina Faso sur le marché international.
Le 4 juillet 2024, la pose de la première pierre d’une usine semi-mécanisée de production d’or à Gaoua, dans la région du Sud-Ouest, marquera une nouvelle étape dans cette dynamique de transformation. Ce projet promet de galvaniser encore plus de citoyens à adhérer au modèle de l’entrepreneuriat communautaire par actionnariat populaire, en favorisant des investissements locaux dans des secteurs à forte valeur ajoutée.