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Terra Biga invité d’« Afrique Avenir » sur BBC Afrique

Notre fondateur, Batiana Ismaël Franck Nacro, a répondu aux questions de Valorien Noubissi dans le magazine des entrepreneurs de BBC Afrique. Voici ce qu’il faut en retenir.

🎧 Écouter l’interview complète


Une idée héritée de la tontine

Bien avant les fintech et les discours sur l’inclusion financière, l’Afrique connaissait déjà un système où l’on met son argent en commun pour réaliser des projets : la tontine. C’est cette tradition que Terra Biga transpose en version numérique.

Batiana Nacro, économiste de formation, préfère parler d’économie collaborative plutôt que de fintech. Pour lui, l’idée est simple : « nous avons toujours eu l’habitude de nous mettre ensemble pour réaliser des initiatives ». La plateforme n’a fait que créer l’outil qui le permet aujourd’hui.

Deux façons de se rassembler

Mam Cagnotte : financer ensemble
Les utilisateurs proposent des projets, la communauté les soutient et les finance. Le paiement se fait en mobile money, ce qui distingue Terra Biga des grandes plateformes de crowdfunding internationales, qui n’intègrent pas ces moyens de paiement. L’argent n’a pas besoin d’être cherché ailleurs que sur le continent.

Pour les événements du quotidien (anniversaires, événements sociaux), la cotisation permet de créer une cagnotte privée en quelques instants et de partager le lien sur WhatsApp. Les cagnottes publiques, elles, passent par un processus de validation.

Te Raaga : acheter ensemble
Les utilisateurs proposent des produits qu’ils souhaitent acheter. Quand d’autres personnes sont intéressées, elles sont regroupées et la plateforme négocie auprès du fournisseur. C’est le principe de l’achat groupé, illustré par la campagne des kits scolaires de la rentrée : même produit, même prix pour tous, avec la possibilité de personnaliser son kit.

Un achat groupé où tout le monde gagne

Quand un fournisseur reçoit une grosse commande, il consent une réduction qu’il n’accorde pas pour un seul article. D’après notre fondateur :

  • le fournisseur écoule une grande quantité en une seule fois, avec un seul interlocuteur ;
  • les familles profitent de meilleurs prix ;
  • la plateforme fait le lien entre les deux.

Des projets qui ont mobilisé

Terra Biga a collaboré avec des associations, des ONG et des institutions de développement, dont le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) sur un projet de maternité. L’architecte Francis Kéré a également été associé à une cagnotte, avec une mobilisation importante à la clé.

Une alternative à l’aide publique ?

Pour Batiana Nacro, le financement participatif peut devenir une alternative au financement public ou à l’aide internationale, mais il a été jusqu’ici sous-exploité, notamment à cause du retard digital.

Son message est clair : les États ne peuvent pas tout faire à la fois (routes, hôpitaux, digitalisation). À un moment, les communautés doivent « prendre leurs responsabilités » et décider de financer elles-mêmes ce qui compte pour elles. Les changements doivent venir des populations locales, qui identifient un besoin et se mobilisent ; les partenaires accompagnent ensuite, « tant mieux ».

La diaspora a aussi un rôle : la plateforme lui permet de contribuer à l’initiative de son village ou de sa communauté, depuis l’étranger.

Le vœu de Terra Biga

À la question du vœu ultime pour Terra Biga, la réponse est tournée vers les populations :

« Connecter réellement nos populations. Il y a un potentiel inexploité, il leur faut juste les outils nécessaires. »


🎧 Retrouvez l’interview complète d’« Afrique Avenir » (BBC Afrique) : écouter sur BBC Afrique

👉 Découvrez Mam Cagnotte et Te Raaga sur terrabiga.com.

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