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Terra Biga dans La Tribune : le numérique au service de la solidarité africaine

Le quotidien économique français consacre un article à Terra Biga et à son fondateur Batiana Nacro, autour d’une idée forte : l’Afrique n’a pas besoin d’importer la solidarité, elle la pratique déjà.

« Notre rôle n’est pas d’imposer le crowdfunding occidental, mais de renforcer la “crowd-collaboration” locale existante en lui offrant les outils numériques. »
— Batiana Nacro, fondateur de Terra Biga

Cette phrase, publiée par La Tribune, résume ce qui distingue notre démarche. Là où beaucoup de plateformes cherchent à transposer un modèle venu d’ailleurs, Terra Biga part de ce qui existe déjà sur le terrain et lui donne les moyens du numérique.

Une solidarité qui n’a pas attendu la technologie

Tontines de quartier, cotisations entre collègues, collectes pour un mariage, un décès ou une hospitalisation : la mise en commun des ressources fait partie du quotidien burkinabè depuis toujours. Chaque jour, des milliers de groupes WhatsApp organisent des collectes informelles, sur la seule base de la confiance entre participants.

Ce qui manquait n’était donc pas la volonté de s’entraider. C’était l’outil : un moyen de sécuriser les fonds, de savoir qui a contribué et combien, de suivre une collecte en temps réel, et de rendre des comptes à tous ceux qui ont participé.

La vision derrière Terra Biga
La solidarité fait partie de notre ADN. La question n’était pas de la réinventer, mais de lui donner une infrastructure. Une tontine numérisée reste une tontine : ce sont les mêmes personnes, la même confiance, le même objectif. Ce qui change, c’est la traçabilité, la sécurité des fonds et la portée.

Ce que retient La Tribune

L’article met en lumière une approche à contre-courant du discours habituel sur la fintech africaine. Plutôt que de présenter le continent comme un marché à équiper de solutions conçues ailleurs, il décrit une plateforme qui s’inspire des pratiques communautaires africaines pour proposer sa propre approche du financement participatif.

La nuance est importante. Elle place les communautés — et non la technologie — au centre du dispositif, et elle reconnaît aux modèles de solidarité africains une valeur propre, qui n’a pas à être validée à l’aune de standards extérieurs.

Du financement communautaire au pouvoir d’achat

Cette philosophie irrigue les deux volets de la plateforme.

Avec les cagnottes, les familles financent ensemble un projet de vie, un imprévu, une urgence médicale, dans un cadre où chaque contribution est tracée et chaque contributeur notifié.

Avec l’achat groupé, la même force du collectif sert directement le pouvoir d’achat : en regroupant les commandes de dizaines de familles, Terra Biga négocie des volumes auprès des fournisseurs et redistribue l’économie réalisée à chacun. Ce que la famille seule ne peut obtenir, le groupe l’obtient.

Deux outils, un même principe
Qu’il s’agisse de réunir des fonds pour un projet ou de faire baisser le prix d’un panier de fournitures, la mécanique est identique : le collectif obtient ce que l’individu n’obtient pas. Terra Biga ne fait que l’outiller.

Une reconnaissance qui engage

Voir une plateforme burkinabè traitée dans les colonnes d’un média économique international n’est pas une fin en soi. C’est une responsabilité supplémentaire : celle de continuer à construire des outils qui servent réellement les familles, et de démontrer que l’innovation africaine n’est pas une adaptation de modèles importés, mais un modèle à part entière.

Merci à La Tribune pour cet éclairage, et merci à toutes celles et ceux qui font vivre cette communauté au quotidien — les porteurs de projets, les contributeurs, les membres de nos achats groupés et les partenaires qui nous accompagnent.

La route est encore longue. Mais elle est tracée.

Terra Biga : Batiana Nacro, l’entrepreneur burkinabè qui numérise la solidarité africaine — La Tribune

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